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Certaines affaires criminelles marquent profondément l'opinion publique, laissant des cicatrices profondes non seulement chez les victimes, mais aussi au cœur même d'une société entière. C'est le cas du scandale du Burning Sun, qui a éclaboussé de nombreuses célébrités sud-coréennes, notamment Seungri, ex-star du groupe BIGBANG, et Jeong Jun-yeong, autrefois adulé par des millions de fans.
Récemment, la BBC a diffusé un documentaire saisissant sur cette affaire, révélant des images inédites et glaçantes. Parmi elles, une vidéo choquante de Seungri traînant une femme visiblement terrifiée. Mais aujourd'hui, c'est Jeong Jun-yeong qui retient particulièrement notre attention, tant les révélations à son sujet sont perturbantes.
Tout débute en février 2016, lorsque l'ex-petite amie de Jeong Jun-yeong porte plainte contre lui pour avoir secrètement filmé leurs ébats intimes. Face à la police, Jeong prétend que la vidéo était consensuelle et affirme l'avoir supprimée immédiatement après. Étrangement, il refuse alors de présenter son téléphone aux enquêteurs, prétendant qu'il était cassé. Après une rapide enquête, faute de preuves tangibles, l'affaire est classée sans suite, permettant à Jeong de reprendre tranquillement sa carrière.
Mais deux ans plus tard, l'affaire du Burning Sun éclate et révèle la véritable ampleur des crimes commis. En fouillant davantage, les enquêteurs découvrent un groupe de discussion sur l'application KakaoTalk réunissant plusieurs célébrités, dont Jeong Jun-yeong. Ce groupe échangeait régulièrement des vidéos intimes filmées à l'insu de jeunes femmes, parfois victimes d'agressions sexuelles violentes. Le niveau de cruauté, d'indifférence et de cynisme qui se dégageait de ces échanges est absolument glaçant.
En mars 2016, Jeong Jun-yeong et d'autres membres du groupe chat vont même jusqu’à commettre un viol en groupe dans un hôtel après avoir fait boire une jeune femme jusqu’à l'inconscience. Le lendemain, sans aucun remords, ils se vantent de leurs actes dans des messages terrifiants de détachement.
Le club Burning Sun était devenu une sorte de sinistre terrain de jeu où de nombreux crimes sexuels, souvent impliquant des mineures droguées, étaient commis régulièrement dans une pièce secrète appelée « salle VIP ». Des équipes spéciales étaient chargées d'effacer les traces, témoignant de la complicité d’employés dans ce réseau sordide.
Malgré la gravité inouïe de ces actes, Jeong Jun-yeong n'a écopé que de six ans de prison, la peine la plus lourde parmi les personnes impliquées. Aujourd'hui, tous les acteurs de ce scandale sont de nouveau libres. Seungri prévoit même l'ouverture d'un nouveau club au Cambodge, tandis que Jeong Jun-yeong envisage de quitter la Corée pour redémarrer une carrière musicale dans un autre pays asiatique où il compte encore des fans inconditionnels.
Cette affaire soulève des questions essentielles : comment de telles atrocités peuvent-elles être punies aussi légèrement, et peut-on réellement permettre à ces criminels de recommencer une nouvelle vie ailleurs, comme si rien ne s'était passé ?